Trending

POURQUOI SOMMES NOUS ATTIRÉ-E-S PAR L’ARGENT? | 8# Philo et Politique

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr

[[Vous auriez une petite pièce ? non j’ai
rien ! cassez vous ![The walking déclassement] bon tenez, c’est pour vous, tout un petit
peu [des classes moyennes touchées par le déclassement] j’ai plus d’argent pour
le bus, vous auriez une petite pièce ?[Des réacs ayant peur pour leurs privilèges]
c’est devenu l’un des leurs] On entend que l’homme serait par nature égoïste,
qu’il a l’esprit de compétition pour obtenir toujours plus d’argent. Mais quel est ce maléfice ? La civilisation
serait elle possédée, ou pire, maraboutée ! Tous les humains seraient attirés par l’argent,
comme les chiens par les caravanes, et les gros par mac’do [Sexiste vision]Déblayons
ce mystère dont émerge tout un tas de conneries plus oppressives les unes que les autres
[Générique] L’une des premières choses qui peut nous
aider à comprendre ce problème, c’est un truc qui est complètement souillé.

C’est l’opposition Gauche/Droite [Simpson
élection alien] Alors que la droite explique le monde par
la volonté des individus, Chacun est responsable de sa situation, et les phénomènes de société
dépendent de la responsabilité de chacun, La gauche explique le monde par les systèmes
et l’organisation matérielle de nos sociétés. Selon la droite, si les gen-te-s sont attiré-e-
s par l’argent, c’est parce que chaque individu en veut toujours plus, ça serait
de l’ordre de la nature humaine d’en vouloir toujours plus et de faire des concours de
bite. [jeancostar limpsync « 37 »] Alors que pour la gauche, c’est parce que l’homme
est dans un système de société qui le détermine à être poussé vers l’argent. [Les temps moderne/clip anticapitaliste]
Bon clairement quand on dit que ça serait dans la nature, l’essence de l’humanité
d’être attiré par l’argent, on n'a rien expliqué,[south park singe] ça serait la
volonté de dieu ça serait le même mystère.

Alors qu’étudier la société comme une
construction sociale permet donc de comprendre beaucoup mieux, pourquoi nous sommes poussés
vers l’argent. 1% de la population mondiale possède plus
que 50 autre % de la population. C’est l’une des nombreuses données qui
peuvent nous permettre de comprendre qu’on vit dans un système profondément inégalitaire. [Un enfant va se lever et se dire millionnaire]
La volonté personnelle c’est des foutaises. Pour expliquer ta passe décisive face à
jean footix si tu veux, mais pour expliquer la société c’est de la merde. Comment une petite classe de dominant peut
donc posséder plus que la moitié de l’humanité, c’est quoi ce délire ? Le capitalisme se
fonde sur la propriété privée et l’accumulation du capital. La propriété privée c’est pas naturel,
L’homme a toujours vécu en collectif, donc l’idée que les objets et les infrastructures
appartiennent à une personne en particulier, c’est un délire en soi déjà. Et à partir de ce moment là, l’accumulation
du capital devient la conséquence logique de la compétition marchande
En réalité cette oppression du capitalisme c’est pas un mec qu’a dit un jour, ça
c’est à moi, niquez vous [a moi ? mouette] c’est un long processus de l’histoire
de notre civilisation.

C’est d’abord passé par la propriété
souveraine du système féodal, les taxes ou la mort puis la constitution des états,
système verticalisé de contrôle d’un territoire, récupérer ensuite par la bourgeoisie
à la révolution française. Ce qui autrefois pouvait être propriété
« collective », par les mensonges bien mignon des souverains, pouvait maintenant appartenir
à des individus. [zapping télé enfant travail plus a manger]A
partir de cette organisation on peut donc extorquer les populations. Quand 100 personnes travaillent ensemble,
iels sont capables de plus que 100 individus isolés, et plutôt que de redistribuer la
valeur collective de ce travail à chacun, le propriétaire se l’approprie.

Par cette extorsion, le capitalisme favorise
de multiples oppressions structurelles qui le favorise lui même, comme celle de l’état
qui se permet une gestion omnisciente des populations par différents moyens de contrôle. L’état c’est le chien du capital. L’état fait semblant d’être le régulateur
du capitalisme, le protecteur des peuples, alors que l’état a toujours et systématiquement
été le collabo du capitalisme. On se retrouve alors dans ce système de merde,
obligé de se choisir un maître ou de se lancer dans la compétition marchande.

Voila ce que certains appellent un choix,
mon cul sur la commode ! Le salariat ou la mort, telle est la devise de ce chantage systémique.[roger
cocktail american dad] L’argent est devenu une nécessité pour
posséder dans ce système, et ça s’applique de plus en plus à n’importe quoi, ça permet
d’étendre l’oppression du capital à de nouveaux domaines, de nouveaux moyens d’accumuler. Alors forcément se demander pourquoi on est
poussé vers l’argent c’est comme se demander pourquoi on est attiré par la nourriture. C’est une question de survie que l’insécurité
que créer la compétition du capital pousse à sa frénésie. Le spectacle[Guy Debord], le divertissement
est la suite logique de l’oppression du capitalisme qui s’attaque à la culture. Nous sommes tellement enfermé-e-s dans ce
système que pour certains, L’oppression du capitalisme, la compétition est devenue
l’essence même de la société alors que c’est une construction sociale.

[fuck you] On entend plein de gens qui proposent le changement
[le changement c’est maintenant slap batman] et dans le tas y’a plein de conneries qui
tergiversent pour ne pas s’attaquer à la racine, la propriété privée. Donc Top 6 des fausses solutions politiques
foireuses pour affûter la critique. [TOP 6 FAUSSES SOLUTIONS POLITIQUES FOIREUSES]
[Fascisme] Bon je commence simple, on le sait tous, le
fascisme c’est de la merde. Ça vient de faisceau, l’insigne que portaient
les romains pendant l’empire. Issu de l’Italie, le fascisme s’ancre
donc, dans la défense autoritaire du capitalisme, et dans un nationalisme, la défense d’une
certaine idée exclusive de la nation selon certains critères.

Là vous avez le choix vous pouvez être créatif,
genre la couleur de cheveux, la forme des tétons, au choix ! [rick and morty unity
guerre civile] C’est le genre d’idée qui marche bien
en temps de crise, les inégalités étant fortes et la misère augmentant, les tensions
se font plus fortes. Pour se maintenir le système capitaliste
sort alors les crocs. Le régime parlementaire ayant des intérêts
interdépendants avec le capitalisme, il peut alors faire prévaloir ses intérêts et sa
défense autoritaire en récupérant la colère née de la misère. [Complotisme]
Pour certains le problème serait un complot obscur où les décisions de certains individus
tireraient les ficelles. Dieu ou plutôt Satan sur terre. Je vais même par parler de la véracité
de certaines informations ou non, le problème est plus simple que ça. Dans ce raisonnement les inégalités et tous
les problèmes s’expliquent par ce complot. Du coup si vous êtes attiré par l’argent,
c’est à cause des supers pouvoirs vaudous des banquiers.

Alors clairement que Soros ou les Rothschild,
peu importent leurs noms, fassent des virements à des connards ou s’organisent on s’en
fout, enfin on s’en fout pas, mais c’est que dalle par rapport à l’oppression matérielle
du capitalisme et le déterminisme structurel qui reproduit ce système. Soros il peut financer une usine de sous-marins
dauphin on s’en fout, c’est un détail, ça explique pas comment même c’est possible
qu’il puisse faire ça.

La classe dominante s’organise, wah ! quel
scoop ! Si il le peut c’est bien parce qu’on est
dans un système capitaliste, qui par de multiples oppressions et de grandes violences, va lui
permettre de jouir de privilèges qui protègent ses intérêts. Le problème c’est pas la corruption, c’est
le régime parlementaire en soi qui le permet. Si on veut comprendre le système, les croyances
et volontés des individus on s’en fout, ce qu’on regarde c’est les fonctionnements
matériels. Changez les individus et rien n’aura changé. [Souverainisme ]
Le souverainisme explique l’état de notre société par le fait que le pays ne serait
plus décisionnaire. Par exemple avec l’Europe et les traités,
c’est une supra-structure qui vient ajouter son propre lot d’oppression.

Mais c’est pas avec un état souverain qu’on
va changer quoique ce soit, si c’est pour courir après des francs au lieu des euros,
c’est pas ce que j’appelle une solution. [Réformisme]
Le réformisme pense que le régime parlementaire est capable de se suicider.[le dernier samourai]
Il pense que l’on peut utiliser le système représentatif pour mettre le capitalisme,
ou l’état, à notre service. Bon clairement on ne met pas une oppression
au service du collectif, c’est bullshit. Si la finalité c’est de négocier l’esclavage
et l’oppression, c’est pas une solution. Osciller de gauche à droite pour s’attaquer
à l’oppression de l’état, ou inversement du capitalisme, ce n’est pas s’attaquer
à la société de classe, C’est ne pas s’attaquer radicalement à l’organisation
dominant-e-s/dominé-e-s. Ce n’est que de la récupération qui permet
aux dominants de s’adapter selon les besoins du moment. C’est d’ailleurs pour ça qu’une révolution
ne peut être qu’autonome, elle ne viendra jamais du haut et si certain prétendent s’y
élever, c’est alors qu’ils ont juste rejoint les dominants et que le système d’oppression
est toujours debout.

Le réformisme ne peut être que révolutionnaire
sinon il est trahison. Il ne peut être qu’un moyen tactique et
jamais une fin. [Néo-libéralisme]
Le néolibéralisme consiste à penser que les problèmes viennent de l’oppression
de l’état, le marché et le capitalisme si il était moins régulé, ou même si l’état
favorisait l’initiative individuelle, tout marcherait beaucoup mieux. Bon bah ça c’est juste l’une des solutions
de la classe dominante pour adapter le capitalisme aux nécessités du moment. Le capitalisme a du mal à nourrir le chien
donc il s’en débarrasse. Même si en réalité le néolibéralisme
ne peut se passer de l’état pour se renflouer, pour le sauver en cas de difficulté. Enfin bon il s’attaque pas une seconde à
l’oppression du capitalisme donc forcément c’est pas une solution. [Capitalisme d’état]
Alors ça c’est ce qu’on a pu voir en URSS, dans ce qui s’est appelé le communisme
mais où en réalité l’oppression capitaliste s’est maintenue, il a été absorbé dans
l’état, les dominants ont été remplacés, mais l’organisation est restée.

La propriété privée était une propriété
d’état, une propriété exclusive des dominants. Ça a au final pas mal de points communs avec
la propriété du souverain au moyen âge que les bourgeois ont justement voulu combattre
par la propriété privée. Fausses bonnes idées. Pour conclure ce top je vous invite donc à
attirer votre attention sur le fondement constant du capitalisme. On a vu quelques transformations que pouvait
opérer le capitalisme durant l’histoire. Certains poussent d’ailleurs la critique
au mouvement même de la civilisation et de l’agriculture. Les fondements sont donc l’accumulation
et la propriété exclusive(privée-d’état). Si nous voulons comprendre d’où vient la
misère, les inégalités et les oppressions, il faut comprendre le système dans lequel
nous évoluons, nous ne sommes plus à l’état de nature, où les crises étaient des tempêtes
et des inondations qui frappaient sans prévenir. Les crises sont aujourd’hui artificielles,
créées par l’homme.

Nous avons donc affaire à un capitalisme
dynamique qui crée une oppression systémique, totale, qui change le rapport de l’homme
avec son environnement. Cette oppression modèle notre organisation
sociale et politique, et fait de la monnaie une nécessité. Pour détruire cette nécessité on peut avoir
plusieurs approches On peut commencer par envisager un revenu
de base, un salaire à vie ou autre… une allocation universelle et inconditionnelle. Après on peut faire quelques ajustements. On peut l’augmenter ou la réduire, l’indexer
sur les diplômes etc. On s’attaque directement à la misère,
l’état de dépendance de chacun est grandement réduit, la survie n’étant plus un aléa
économique. En revanche le capitalisme et son oppression
n’est pas mis à mal, son oppression est tout juste « soutenable », selon ce qu’il
voudra bien consentir à lâcher aux différentes forces collectives. Les inégalités et leurs injustices subsistent
toujours autant. Comme de nombreux acquis sociaux, ou réformes
possibles importantes, affranchi du capitalisme, elle pourrait être utile mais une belle illusion
pour qui n’est pas en première ligne de l’oppression capitaliste mondiale.

Il nous faut donc à mon sens, aller plus
loin. On peut aussi directement s’attaquer au
système monétaire en créant une alternative. Plutôt qu’un système quantitatif et centralisé
; Quantitatif dans le sens où la monnaie peut s’accumuler de façon équivalente
à un tas d’or, et centralisé car en tant qu’outil collectif d’échange sa création
est limitée à un centre exclusif ; On peut envisager un système relatif et distribué.

Relatif : La monnaie n’a de valeur que par
rapport à elle-même, par rapport à sa propre masse monétaire, l’accumulation infinie
est donc structurellement impossible. Distribué : Tous les membres du système
monétaire sont créateurs de la monnaie via un revenu de base égale. Là aussi la misère est grandement réduite,
mais de plus l’accumulation est structurellement limitée, ce qui s’attaque à l’un des
fondements du capitalisme. Cependant le capitalisme n’est pas détruit,
la propriété privée ou d’état, et les pouvoirs d’oppressions qui y sont liés
subsistent, le chantage reste une arme toujours actuelle. Cette approche n’est donc à mon sens pas
suffisante à elle seule, tout comme s’isoler du système, créer son autonomie individuelle
mais ne pas s’attaquer à l’oppression. Allons voir plus loin. On peut envisager une perspective révolutionnaire
: détruire le capitalisme et renverser la société de classe pour instaurer une société
libertaire.

Nous pouvons revenir sur son fondement et
détruire la propriété exclusive(privée ou d’état), et instaurer la propriété
d’usage(individuelle et collective). A chacun selon ses besoins, Le collectif pourvoie
aux besoins de chacun et de tous. Répartition égale de la production sur le
modèle de l’autogestion. Le collectif s’organise de façon autonome
pour pourvoir aux besoins de chacun, (individuels/collectifs), un toit, une chaise, de quoi se nourrir, une
salle commune, des transports en commun. Cette propriété collective pour ne pas être
d’état, doit justement être horizontale, chacun prend part à la décision collective. Pas besoin de demander l’avis de tout le
monde pour repeindre votre mur, mais pour faire un trottoir, vous pouvez le décider
avec le quartier, et le faire ensemble ou demander l’aide d’autres personnes qualifiées
en l’échange d’une rétribution. A une plus grande échelle, c’est le principe
de la confédération, de l’association de collectif autonome, et la décision est
prise à l’échelle correspondante du projet et de la production.

Le travail n’est plus subi comme nécessité
individuelle, mais comme nécessité collective, ce qui selon la productivité permet plus
de choix, de liberté, et de sens. Dans cette organisation l’accumulation n’est
alors plus une nécessité, il n’y a que le capital qui a un besoin infini d’accumuler
pour maintenir sa domination, et sa compétition peut alors laisser place à plus de collaboration. Lorsque notre société instaurera une forme
d’organisation qui ne permet pas l’oppression, alors l’argent ne sera qu’un simple moyen
d’échange et n’aura plus ce pouvoir qui peut paraître obscur, filant dans l’ombre
des rouages de notre système.

Il faut que l’argent ne soit pas un moyen
de domination, et nous aurons détruit son pouvoir. Mais pour cela il faudra lutter, car le pouvoir
n’a jamais rien lâché sans y être contraint. Il nous faut comprendre ce pouvoir pour savoir
comment le dépasser. Cette perspective nous permet alors de tracer
une ligne de classe, savoir qui se bat pour la destruction de l’oppression capitaliste,
et qui travaille à le perpétuer, le transformer sans jamais le conjurer, sans jamais détruire
la société de classe, sans jamais dépasser l’opposition dominant-e-s/dominé-e-s. C’est la conscience de cette structure et
la nécessité de son abolition qui fait la classe. Cette conscience de classe permet de se diriger
collectivement pour construire notre autonomie, qui en plus d’instaurer notre liberté collective,
nous permet un rapport plus local et donc écologique à notre environnement.

Rapport qui à notre époque est un enjeu
majeur. la croissance de ce système capitaliste oppressant jusqu'à ces limites, l’humain
comme le vivant. Se libérer de l’argent et de l’oppression
capitaliste est une nécessité qu’une lutte libertaire et écologique nous donnera les
moyens de construire, Ensemble et libres..

As found on YouTube